En cette Journée internationale du travailleur, nos pensées vont légitimement à celles et ceux qui subissent la précarité dans l’ombre. Pourtant, si l’on gratte un peu la surface de cette ombre, on découvre une réalité plus crue : l’ombre a un sexe. Le travail non déclaré, le temps partiel subi, le « petit boulot » sans contrat ni protection sont massivement féminisés.
Pensons spécialement aux travailleuses et travailleurs de l’ombre, qui n’ont :
- Pas de conditions décentes de travail (Le travail domestique et de soin, invisible et non régulé)
- Pas de travail égal, salaire égal (Double peine : le secteur informel aggrave l’écart salarial)
- Pas de temps de travail déterminé (La disponibilité permanente, attendue des femmes)
- Pas de prévention des maladies et des accidents (Risques spécifiques ignorés)
- Pas d’environnement de travail sain (Harcèlement sexuel, omerta et précarité)
- Pas de couverture santé (La santé des femmes, variable d’ajustement)
- Pas de plan retraite (La vieillesse féminine, déjà plus pauvre, devient une catastrophe)
« L’ombre a un visage, souvent celui d’une femme »

